Musique. Premier single : les News Gypsies sont des « enfants » de Manitas de Plata

Musique. Premier single : les News Gypsies sont des « enfants » de Manitas de Plata


Et si c’était le tube de l’été ? Si l’effet de la musique gitane qui transcende Kenji Girac allait révéler les News Gypsies, comme leur maître, feu Manitas de Plata il y a quarante ans ? Ils ont de 15 à 18 ans et ils font déjà un tabac avec « Sans amour, on n’est rien », devenu un tube depuis que le clip est diffusé plusieurs fois par jour dans les hits des télés musicales.

Le single est, par ailleurs disponible sur les plateformes de musique en ligne. On y découvre les arènes de Nîmes où ils ont tourné une partie du clip devant des gradins vides, contrairement à ce week-end de Feria de Pentecôte, où c’est comble. On y voit Arles et alentour, la Camargue bien sûr et peut-être même furtivement, les environs de Montpellier.

Le même sang

Une première pour ces quatre jeunes de familles proches âgés de 15 à 18 ans, les « New Gypsies » donc. Ils sont frères et cousins, ils ont le même sang. Ils ont comme point commun la star Manitas de Plata, puisque leurs patents, grands-parents et oncles se sont produits sur les plus grandes scènes du monde, de Carnegie Hall à New York en passant par l’Olympia de Paris et le Royal Albert Hall de Londres…

Mario, le fils de Chico Bouchikhi, co-fondateur des Gipsy Kings est à 15 ans, l’un des deux chanteurs du groupe avec David, qui a 17 ans, cousin de Manitas. Lui, c’est le guitariste soliste du groupe et rappelle les Baliardo, de Montpellier. Tambo, 18 ans est le petit-fils de Chico et l’arrière-petit-fils de José Reyes, le père des Gypsies Kings. Il est guitariste et choriste, tout comme Noé, 17 ans, qui est le petit cousin des Reyes.

Chico directeur artistique

Les quatre News Gypsies, guitaristes en herbe, ont choisi Chico comme directeur artistique. Il a dit oui, de suite : « Ils ont baigné dans la culture gitane, dans la musique, ce groupe est une vraie continuité avec ce qu’on a fait nous, ainsi que José Reyes.

Tous les quatre, ils ont le sens de la famille, et la musique les rapproche depuis toujours, personne n’a rien forcé, ça s’est fait naturellement », se félicite Chico Bouchikhi au quotidien La Provence.

« On a gardé le projet un peu secret »

Le co-fondateur des Gipsy Kings et envoyé spécial de l’Unesco pour la paix assure d’ailleurs que le secret a longtemps été gardé dans la famille sur la formation de ce groupe et la sortie de ce single : »L’idée avait germé dans l’esprit de deux ou trois personnes et finalement on s’est dit que ça serait une belle surprise, donc on a gardé le projet un peu secret ».

En revanche, il n’y a pas de secret : un album va suivre, il est en cours de préparation et devrait sortir dans les bacs après l’été.

« Un faiseur de tubes » à l’écriture

Enregistré en français et en espagnol, « Sans amour, on n’est rien » devrait séduire notamment les fans de la musique gitane. Et des textes aussi. À l’écriture, on trouve Nazim Khaled qui a la réputation d’un « faiseur de tubes », à qui on doit notamment « Andalouse » et « Les yeux de la mama » de Kendji Girac, « Ça va, ça va » de Claudio Capéo ou encore « J’ai cherché » d’Amir, lequel a flashé sur le single du jeune quatuor.

Les petits Gypsies vont devenir grands. Comme Manitas et « ses petites mains d’argent » aurait aimé être là pour assister à la relève.

Chico fier de voir son fils Mario assurer la relève des Gypsies.

Chico fier de voir son fils Mario assurer la relève des Gypsies. (©Objectif Gard)

09/06/2019 à 10:02 par Jean-Marc Aubert