Structure d’accompagnement vers la sortie de Montpellier : « un bel outil » mais des conditions fragiles


FO Justice s’est rendu à la structure d’accompagnement à la sortie de Montpellier pour évoquer sécurité et effectif.
FO Justice s’est rendu à la structure d’accompagnement à la sortie de Montpellier pour évoquer sécurité et effectif. (©Métropolitain / CN)

Jeudi dernier, une délégation locale-régionale du syndicat FO Justice s’est rendue à la structure d’accompagnement vers la sortie de Montpellier. Elle est allée à la rencontre des personnels afin de recueillir leurs doléances et leurs attentes. Les représentants syndicaux ont ensuite échangé avec la directrice de l’établissement. Les discussions ont porté sur les conditions de travail et les difficultés rencontrées sur le terrain.

FO Justice souligne que les agents reconnaissent la qualité de l’outil. « Tout le personnel, de tous grades et corps confondus, est conscient du bel outil et des conditions de travail », indique le communiqué.

« Tout le personnel, de tous grades et corps confondus, est conscient du bel outil et des conditions de travail »

Syndicat FO Justice

Un manque d’effectif et des dérives déjà connues

Malgré ce constat positif, les agents font face à des difficultés concrètes. Le manque d’effectif reste un point central. il est estimé à cinq agents en moins.

Les personnels observent aussi une dégradation des conditions, avec des phénomènes bien connus du milieu carcéral. Produits et objets illicites circulent au sein de la structure. Les livraisons par drones touchent également la SAS. FO Justice alerte sur cette situation. Le syndicat rapporte que les agents se disent « rattrapés par un manque d’effectif et des standards dégradés du milieu carcéral ».

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Des profils de détenus de plus en plus complexes

Autre point de vigilance, la nature du public accueilli évolue. Les agents signalent une augmentation des détenus atteints de troubles du comportement ou de pathologies psychiatriques. Cette évolution pèse sur le quotidien des équipes, et nécessite des moyens humains et une vigilance accrue. FO Justice relaie ces inquiétudes auprès de la direction.

La question de la sécurité reste le sujet principal. FO Justice insiste sur ce point dans ses échanges. Le syndicat évoque notamment les limites du domaine pénitentiaire. Elles restent difficiles à identifier sur la façade de l’établissement. Les travailleurs peinent à situer clairement le périmètre sécurisé.

FO Justice demande la mise en place d’une clôture visible et adaptée à l’environnement urbain. Le communiqué évoque « la sécurisation du domaine [comme] le sujet primordial et préoccupant ». La directrice assure suivre ce dossier de près. Elle confirme que les autorités sont régulièrement sollicitées et qu’elle « ne lâche rien sur le suivi des dossiers ».

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Un audit demandé sur les dispositifs de surveillance

Les équipements de sécurité font aussi l’objet de discussions. FO Justice a signalé des problèmes liés aux caméras, notamment dans certaines zones sensibles.

La directrice annonce qu’un audit a été demandé. Il concernera la cour de promenade et plusieurs secteurs de l’établissement. FO Justice souhaite un audit complet, une demande que la direction a validée.

Les représentants syndicaux abordent enfin les conditions matérielles : le calibrage du rafraîchisseur d’air pose problème dans les bureaux et les chambres de nuit. Des ajustements ont été réalisés récemment. La période estivale servira de test grandeur nature et permettra de vérifier si les améliorations répondent aux attentes des agents.

01/04/2026 à 17:31 par MÉTROPOLITAIN