Hérault : 75 enseignants en moins, fermetures de classes… la FCPE et FO alertent sur la carte scolaire 2026


Dans l'Hérault, la FCPE et le SNUDI FO assurent qu'une trentaine d'écoles ont alerté sur des scénarios de fermeture de classes pour la rentrée de septembre 2026
Dans l’Hérault, la FCPE et le SNUDI FO assurent qu’une trentaine d’écoles ont alerté sur des scénarios de fermeture de classes pour la rentrée de septembre 2026 (©dr)

Pour Marie Nichikine, présidente de la FCPE de l’Hérault, et Sabine Raynaud, du SNUDI FO 34, l’Académie de Montpellier aurait planifié pas moins de 75 suppressions de postes dans le premier degré pour la rentrée 2026-2027, « dont 20 postes dans l’Hérault »… Un chiffre confirmé par le rectorat (voit ci-dessous) qui va également supprimer 73 emplois dans le second degré

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Une trentaine d’écoles de l’Hérault inquiètent

La FCPE et le SNUDI-FO ont une explication : « La loi de finances 2026, c’est cinq fois plus de suppressions de postes qu’en 2025 », assurent-ils, déplorant le fait de n’avoir aucune nouvelle information depuis le mois de janvier. « Mais une trentaine d’écoles héraultaises nous ont déjà informé de scénarios de fermeture pour septembre 2026, et il est clair que bien plus risquent d’être concernés », assurent-ils.

Vers des « suppressions massives de classes » ?

Concrètement, la carte scolaire sera dévoilée le 7 avril. Mais, au final, c’est bien une future carte scolaire « marquée par des suppressions massives de classes dans l’Hérault » qui se dessine selon la FCPE qui déplore « l’opacité entretenue jusqu’en avril » et « un calendrier volontairement restreint qui va laisser peu de temps pour réagir ».

« Nous assistons à la dégradation des conditions de scolarité des enfants, et plus particulièrement en milieu rural où les fermetures constituent une nouvelle atteinte aux services publics de proximité »

SNUDI FO de l’Hérault

D’ici là, la FCPE conteste l’argument avancé par le ministère, celui de la baisse démographique (les projections prévoient une baisse moyenne de trois élèves par école) pour justifier les fermetures de classes tant redoutées : « Dans certains établissements de l’Hérault, au contraire, les élèves n’ont jamais été aussi nombreux en classe », déplore l’association.

la FCPE et le SNUDI FO exigent « l’annulation des suppressions de postes et la création des emplois nécessaires pour baisser concrètement les effectifs dans les classes de l'Hérault »
La FCPE et le SNUDI FO exigent « l’annulation des suppressions de postes et la création des emplois nécessaires pour baisser concrètement les effectifs dans les classes de l’Hérault » (©dr)

« Une nouvelle attaque contre nos écoles »

Même sentiment pour le SNUDI FO, vent debout contre les suppressions de classes, estimant que l’Éducation nationale « rate l’occasion de faire mieux avec moins d’élèves : alléger des effectifs surchargés, renforcer les remplacements et les RASED, mieux prendre en compte les élèves à besoins particuliers… Au final, c’est une nouvelle attaque contre les écoles qui se profile ».

Le milieu rural sera-t-il particulièrement touché ?

Le syndicat ne se résigne pas à cette perspective « malgré un calendrier rendu volontairement restreint », déplore-t-il également, dénonçant au passage « la dégradation des conditions de scolarité des enfants en milieu rural où les fermetures sont vécues comme une nouvelle atteinte aux services publics de proximité ».

L’annulation des suppressions de postes exigée

« Toute fermeture de classe ou d’école a des conséquences lourdes et durables, menaçant l’égalité d’accès à l’instruction et fragilisant l’attractivité des communes », soulignent la FCPE et le SNUDI FO qui exigent l’annulation des suppressions de postes et la création des emplois nécessaires pour faire baisser les effectifs.

Rectorat : « la carte scolaire permettra d’améliorer le taux d’encadrement des élève »

Du côté du Rectorat, on confirme que la rentrée scolaire 2026/27 sera marquée en France par une baisse démographique nationale de 150 000 élèves « que l’on retrouvera au sein de l’Académie de Montpellier avec 4 600 élèves en moins dans le premier degré public et 1 700 élèves en moins dans le second degré public ».

Dans ce contexte, l’Académie de Montpellier explique « avoir fait le choix fort de préserver ses ressources pour soutenir la réussite de chaque élève… Si la reprise d’emplois sera de moins 75 emplois enseignants pour le premier degré et moins 73 emplois pour le second degré, elle sera moitié moindre que ce qu’elle aurait pu être en s’appuyant sur la seule logique comptable ».

Le rectorat assure que cette stratégie « permettra d’améliorer le taux d’encadrement des élèves qui augmentera à la rentrée 2026/27 dans l’ensemble des cinq départements de l’académie de Montpellier, ce qui signifiera concrètement que le nombre d’élèves par classe en moyenne continuera de diminuer dans toute l’académie ».

Le rectorat assure enfin avoir ciblé cinq grandes priorités qui seront respectées :
– Le soutien aux zones rurales « pour maintenir un maillage scolaire dense ».
– La création de 5 nouvelles classes ULIS.
– L’ouverture du nouveau lycée de Cournonterral.
– Le renforcement de l’accompagnement pour les établissements les plus exposés à la grande difficulté scolaire.
– Le financement de la voie professionnelle et l’augmentation des décharges pour les formateurs.

Rectorat : « la carte scolaire permettra d’améliorer le taux d’encadrement des élève »
Du côté du rectorat, on confirme que la rentrée scolaire 2026/27 sera marquée en France par une baisse démographique nationale de 150 000 élèves « que l’on retrouvera au sein de l’académie de Montpellier avec 4600 élèves en moins dans le premier degré public et 1700 élèves en moins dans le second degré public ».

Dans ce contexte, l’académie de Montpellier explique « avoir fait le choix fort de préserver ses ressources pour soutenir la réussite de chaque élève… Si la reprise d’emplois sera de -75 emplois enseignants pour le premier degré et -73 emplois pour le second degré, elle sera moitié moindre que ce qu’elle aurait pu être en s’appuyant sur la seule logique comptable ».

Le rectorat assure cette stratégie « permettra d’améliorer le taux d’encadrement des élèves qui augmentera à la rentrée 2026/27 dans l’ensemble des cinq départements de l’académie de Montpellier, ce qui signifiera concrètement que le nombre d’élèves par classe en moyenne continuera de diminuer dans toute l’académie ».

Le rectorat assure enfin avoir ciblé 5 grandes priorités qui seront respectées :
-le soutien aux zones rurales « pour maintenir un maillage scolaire dense » ;
-la création de 5 nouvelles classes ULIS ;
-l’ouverture du nouveau lycée de Cournonterral ;
-le renforcement de l’accompagnement pour les établissements les plus exposés à la grande difficulté scolaire ;
-le financement de la voie professionnelle et l’augmentation des décharges pour les formateurs.

31/03/2026 à 12:40 par Gil Martin