Jusqu’à 35 000 personnes dans les rues de Montpellier, selon la préfecture de l’Hérault. Un chiffre que les mobilisations des Gilets jaunes n’avaient jamais atteint dans la ville, alors même que certains d’entre eux avaient rejoint le cortège ce samedi 17 octobre. Mais cette journée de mobilisation, d’abord marquée par les chants et les pancartes, a aussi connu son lot de débordements. Plusieurs commerces du centre-ville ont été pillés ou dégradés, notamment place de la Comédie.
BNP Paribas et Société Générale visées place de la Comédie
Les agences bancaires ont été parmi les premières cibles des dégradations constatées sur la place de la Comédie. Des individus ont d’abord fracturé à coups de pied la devanture de BNP Paribas, avant de pénétrer dans les locaux de la Société Générale, située à proximité.
Ces incidents ont éclaté alors que le cortège principal poursuivait son parcours dans le centre-ville. Des fumigènes ont également été lancés le long des voies du tramway, tandis que plusieurs participants ont préféré quitter la manifestation après avoir aperçu les premières dégradations.
Bouygues Telecom : vitrines brisées et écrans arrachés
La boutique Bouygues Telecom du centre commercial Le Triangle, près du Polygone, a subi des dégâts particulièrement importants. Après avoir réussi à entrer dans le magasin, des individus ont saccagé l’intérieur. Des vitrines ont été brisées, du mobilier détruit et plusieurs écrans arrachés, laissant de nombreux débris au sol.
L’intrusion est survenue alors qu’une partie du cortège se dirigeait vers le Polygone, dont certains envisageaient le blocage. Des CRS avaient été déployés devant les entrées du centre commercial.
Des produits alimentaires emportés au Monoprix
Quelques centaines de mètres plus haut, le Monoprix de la place de la Comédie a également été pillé. Plusieurs dizaines de personnes ont pénétré dans le supermarché et se sont servies dans les rayons, principalement en boissons et en gâteaux.
Une partie des produits a ensuite été distribuée devant la boulangerie du magasin, elle aussi touchée. Plusieurs centaines de personnes s’étaient alors massées devant l’entrée, au milieu d’une place encore très fréquentée malgré les tensions.
Foot Locker pillé malgré les précautions prises la veille
Le magasin Foot Locker avait pourtant anticipé d’éventuels débordements. Dès vendredi soir, des panneaux avaient été installés devant sa vitrine, sans empêcher le pillage du lendemain.
Le climat était déjà difficile pour les professionnels du centre historique. Avant même la manifestation, une cinquantaine de commerçants de l’Écusson avaient annoncé une opération symbolique : masquer leurs vitrines pour dénoncer les difficultés économiques, la hausse des charges et la multiplication des locaux vacants.

