Commentaires

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Fredoetspike
le 07/02/2019 à 17:42
Génial de voir les comédiens différemment a travers votre reportage, merci pour cet article.
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fanny
le 07/02/2019 à 21:13
Fan absolue de DNA (Demain nous appartient) tourner a Sète ,dont je ne rate aucun épisode en direct ou en replay ,il m’est impossible de regarder Un Si Grand Soleil.J’ai essayer plusieurs fois,rien a faire.Les acteurs »,les intrigues »,les dialogues,l’ambiance général ,le tempo…Rien a faire je ne tiens pas plus de quelques minutes .Les gens qui sont fan de cette série on toute mon admiration et ma perplexité 🙂En faite je suis vraiment déçu ,je m’attendez a du lourd, mais dès le titre j’ai déchanter…Bon continuation tout de même.
a
annie bulfon
le 07/02/2019 à 21:30
une série magnifique , je suis complètement accro. Les comédiens sont authentiques pour interpreter leurs personnages. Bravo.
Metropolitainfr

Reportage : plongez dans les coulisses d’Un si grand soleil


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Studios gigantesques décorés de palmiers californiens, techniciens avec la casquette vissée sur la tête, ambiance «à la cool» entre les scènes, et à une encablure de là, une paillote avec accès direct à la mer ! On se croirait presque à Hollywood. Sauf que nous voilà en réalité à Vendargues, à tout juste dix minutes de Montpellier, du Pic Saint-Loup et de La Grande-Motte. Le Sud, nouveau triangle d’or de France 2 ? «L’Hérault présente de nombreux atouts et l’implantation ne s’est pas faite au hasard», confesse Olivier Roelens, le producteur exécutif de la série, rencontré dans les allées des nouveaux studios de France Télévisions. Pour Métropolitain, il a accepté d’en ouvrir les portes.

Découvrez notre reportage vidéo dans les coulisses de la série

Le pari économique

Si la chaîne donne rendez-vous aux téléspectateurs à 20h45 tous les soirs de la semaine pour vibrer au rythme des intrigues d’Un si grand soleil, c’est proche de chez nous que s’agitent quotidiennement plus de 200 personnes pour donner vie à la première saison de la série événement de la rentrée. 260 épisodes, tout de même, tous produits par la filiale de production interne «France.tv Studio» (anciennement MFP-Multimédia France Productions) et qui représentent le plus gros pari industriel du groupe public depuis l’arrivée de Delphine Ernotte, en août 2015. Pour preuve, un budget gardé secret (environ 30M€ selon nos sources) alloué pour la saison 1 et un chèque de 11M€ signé pour installer (sur 9 ans minimum) les immenses studios vendarguois.

Marie Clotilde Ramos Ibanez, Jennifer Dubourg Bracconi, Fred Bianconi en tournage dans les décors de la paillote « Les Sauvages »

Pas le droit à l’erreur

À titre de comparaison, TF1 aurait, elle, mis 7M€ sur la table pour construire les studios de «Demain nous appartient» à Sète. Alors, pourquoi un tel décalage ? «Cette dépense est perçue comme un investissement», explique Toma de Mattei, producteur de la série, confessant que France Télévisions espère bien amortir cette somme en accueillant d’autres tournages dans ses locaux de Vendargues. Il faut dire que le hangar de 16 000 m2 qu’il nous aura été donné d’arpenter pendant les deux jours de notre reportage suffit largement à héberger les décors de la série. Rassemblés dans deux studios de 1100 m2 chacun, ils viennent compléter une sorte de «village France TV» où l’on retrouve les loges, l’immense vestiaire de la série et les bureaux utiles aux postes administratifs. «Vous n’avez pas encore tout vu», nous indique Sophie Tonelli (service presse de France Télévisions) en nous adressant un signe de tête pour nous inviter à la suivre un peu plus loin.

Elle nous emmène alors dans un immense entrepôt de stockage qui n’est pas sans faire penser à ceux du géant Ikea. «Pour le moment, c’est encore assez vide, on a juste besoin d’un peu de temps pour organiser tout ça. La priorité a d’abord été de lancer la série», explique-t-elle à mesure que nous parcourons les allées. Étrange sensation que cette déambulation où l’on peut croiser côte à côte un rack de costumes, des décors signalés comme «à réparer», un tricycle, du mobilier aperçu dans la série «Louis la brocante» et, au milieu de tout ce barnum : une tombe, celle d’Angèle Estrela, personnage clé de l’intrigue initiale d’Un si grand soleil !

Le feuilleton de France 2 aura donc eu la primeur… mais pas l’exclusivité. Les studios, pour l’instant dédiés à la production d’Un si grand soleil, vont en effet s’ouvrir progressivement à la fabrication d’autres oeuvres audiovisuelles  accompagnées par France Télévisions, qui permettront d’augmenter le volume de productions au fil du temps et de conforter un outil de production innovant et industriel “unique en région“, précise Olivier Roelens, en citant pour exemple les fonds verts nouvelle génération qui ont été déployés et qui permettent de proposer en studio des arrière-plans “extérieurs“ bluffant de réalisme.

Ici : les décors de la clinique vétérinaire du zoo

«À Vendargues et Paris, les équipes travaillent d’arrache-pied depuis près de deux ans, indique l’homme. Ça peut paraître long, deux ans, mais pour monter de toutes pièces un tel projet, c’est très peu, je vous le certifie», insiste-t-il. À notre question concernant les soutiens logistiques et financiers des collectivités locales, le producteur exécutif répondra à brûle-pourpoint. «Nous avons noué un vrai partenariat avec la Région Occitanie, la Ville et la Métropole de Montpellier. Ils font vraiment tout pour nous aider». Un oeil attentif distinguera malgré tout dans les décors la présence des logos de nos institutions locales. Un juste retour d’ascenseur dirons-nous, quand on sait que la Région a voté en juin dernier une subvention de 300 000€ pour la série ou que Montpellier chouchoute ses équipes par l’intermédiaire de son bras armé en la matière : le bureau d’accueil des tournages.

Coût moyen par épisode : 100 000€

La légende d’Icare

Avec un coût moyen par épisode de 100 000€ (d’après nos sources et nos propres estimations), l’ensemble du coût de production du feuilleton ne sera pas compensé par les recettes publicitaires directes, puisque la publicité disparaît des antennes de France Télévisions le soir dès 20 heures pétantes. Pourquoi, alors, se priver de telles recettes potentielles ? Ce serait, pour le groupe, la stratégie la plus avisée pour donner un maximum de chances à la série, grâce à la capitalisation sur un programme phare, aux audiences rassurantes : le Journal de 20h. Pour la direction de France Télévisions, pas question de connaître le même destin qu’Isard et de s’écraser à pic en voulant trop s’approcher trop près du soleil. Le pari industriel ne doit pas se transformer en catastrophe à grande échelle. L’audience doit être au rendez-vous. Et heureusement pour eux, elle y est ! Passé l’effet de curiosité lors du lancement (4,15 millions de personnes devant leur petit écran), Médiamétrie révèle une moyenne de 3,6 millions de fidèles (diffusions directes et différées confondues), soit environ 14% des parts de marché. Il est, pour l’heure, trop tôt pour parler de pari gagné, mais si «Un si grand soleil» parvient à se maintenir et à devenir rentable, l’affaire serait très intéressante pour France Télévisions, propriétaire à 100%, contrairement à son autre feuilleton star «Plus belle la vie», dont les recettes sont partagées avec le groupe Newen, producteur de la série de France 3.

Scène de tournage – Episode 12

Chronicles of the Sun

Un élément de décor au sein des studios retiendra notre attention avant d’achever votre visite : une immense affiche «Chronicles of the Sun», du nom choisi pour exporter la série à l’international. “Il existe une expertise française de la série, qui arrive à se vendre, comme par exemple « Les témoins » ou encore «Fais pas ci, fais pas ça», souligne Sophie Gigon, directrice de la fiction day-time de France 2. Alors, la place de la Comédie, les pyramides de La Grande-Motte et notre si grand soleil formeront-ils la nouvelle carte postale d’un savoir-faire 100% frenchie ? Réponse au prochain épisode.


Retrouvez l’intégralité de notre dossier spécial «Un si grand soleil» incluant un focus sur les lieux de tournage, mais aussi un zoom sur le recrutement de comédiens locaux + nos «indiscrétions» de tournage dans Métropolitain, le Mag’

VIDEO : Arnaud Boularand

07/02/2019 à 08:40 par Xavier Paccagnella