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Metropolitainfr

Handball : Montpellier débute le sprint final en recevant Tremblay

08/05/2019 à 17:50

Montpellier (3e) reçoit Tremblay (18e) ce mercredi à 20h30 au palais des sports René Bougnol. Troisième de Lidl Starligue, les Montpelliérains se lancent dans le sprint final avec plusieurs joueurs blessés. Une situation compliquée qui oblige Patrice Canayer a revoir ses plans.

Bénéficiant de dix-neuf jours sans jouer, le technicien héraultais en a profité pour réorganiser l’équipe. Un temps également nécessaire à remettre de l’ordre dans les têtes. Une victoire est attendue ce soir face à Tremblay avant deux matchs décisifs avec le déplacement à Nîmes et la réception de Nantes.

Du monde à l’infirmerie

Après Diego Simonet, absent depuis février, Patrice Canayer voit deux autres joueurs rejoindre l’infirmerie pour une durée indéterminée.  Jonas Truchanovicius est revenu de sélection blessé à la cuisse. Quant à Baptiste Bonnefond, il souffre d’un problème rénale depuis le déplacement à Paris. Ce dernier ayant même été hospitalisé deux jours pour effectuer.

Vid Kavticnik et Benjamin Afgour ont eux connu une alerte durant la trêve et ont repris l’entraînement que récemment. Tout comme Michaël Guigou déjà en manque d’entraînement avant Paris a expliqué Patrice Canayer justifiant ainsi pourquoi l’ailier gauche n’était pas entré en jeu. Les trois joueurs seront dans le groupe pour la réception de Tremblay.

Dix-neuf jours sans match officiel c’est une anomalie pour Montpellier ?

L’anomalie est dans la construction du calendrier, c’était plus ou moins voulu par certains clubs. On a pas l’habitude de rester un certain temps sans jouer. Cela a ses avantages et ses inconvénients. On aurait préféré jouer mais on était pas invités (ndlr : dans le même temps se jouaient les quarts de finale de la Ligue des champions). Par contre, pour ceux qui étaient opérationnels, on s’est bien entraînés et plutôt très bien.

Sur quoi avez-vous travaillé ?

Il y a eu deux étapes pour remettre du jus à la fois physique et psychologique. C’est de temps en temps agréable de pouvoir s’entraîner sans avoir une pression à court terme de résultat et sans être toujours sur l’organisation à mettre en place pour tel match. Cela permet d’avoir un peu plus de souplesse et de liberté d’action dans l’entraînement. Il y a eu une phase d’abord de récupération physique et nerveuse puis une phase de travail qui a été intéressante.

Cette phase sans jouer arrivait après deux défaites importantes (en demi-finale de la coupe de France face à Chambéry et en championnat face à Paris). Est-ce qu’elle a fait du bien aux têtes ?

Honnêtement je pense que c’était pas mal pour tout le monde de pouvoir se poser un peu, récupérer physiquement et mentalement et remettre certaines choses en place. Au-delà de l’aspect physique, notre équipe est un peu déséquilibrée depuis quelques temps avec les absences qui trainent et la problématique du meneur de jeu. Sur le poste d’arrière gauche, Baptiste Bonnefond était en difficulté pour différentes raisons et à droite Melvyn Richardson est en souffrance car il a énormément joué. L’absence de Jonas Truchanovicius en défense est aussi difficile à gérer.

On a donc travaillé sur des options de jeu pour nous permettre de terminer la saison avec un équilibre d’équipe un peu différent de ce que l’on a eu ces derniers temps. Avec les blessures on est obligé de s’adapter. On a ce qu’il faut dans l’équipe pour avoir un groupe cohérent et compétitif. Mais il fallait redistribuer les rôles et se réorganiser, ce que l’on a fait pendant 15 jours.

Est-ce qu’il a fallu remobiliser l’équipe par rapport à tous les changements annoncés ?

Ce n’est pas la première fois, et cela arrive fréquemment, que dans des équipes il y ait des renouvellements d’effectif. Je ne trouve pas ça très honnête de se cacher derrière les changements pour expliquer qu’à un certain moment on serait moins performant. Je ne l’ai jamais présenté comme cela et je ne le vois pas comme ça.

Tremblay, une équipe de milieu de tableau qui n’a plus rien à jouer, c’est un bon adversaire pour reprendre ?

Revenons à la réalité de la période à laquelle on se trouve. Nous ne sommes pas en début de saison. Cela donne l’impression que je cherche un équilibre. On est à cinq journées de la fin et on est engagés dans un sprint final qui va être passionnant à vivre et à suivre. Aujourd’hui, quelque soit l’adversaire que l’on va rencontrer ce n’est pas le problème.

Le problème c’est de prendre des points. On a un match à domicile et il faut absolument prendre des points. Il faut que l’on joue bien, avec intensité et que l’on arrive à transformer en match ce que l’on a fait à l’entraînement. Cela nous permettra de lancer le sprint final dans de bonnes conditions. Tremblay n’est pas le match de préparation à Nîmes et Nantes. En termes de point, il compte autant.

Celui de Nantes comptera double.

Je ne vais pas rentrer dans des calculs d’apothicaire. Je sais aussi compter et j’ai regardé les adversaires que tout le monde devait jouer. Je sais comment se passent les fins de saison. Des fois les adversaires redoutables ne sont pas ceux auxquels on pense. Aujourd’hui ce n’est pas le niveau des adversaires qui m’interroge. C’est comment nous on peut être à notre meilleur niveau.

Avec l’effectif tel qu’il est aujourd’hui, le groupe est-il capable de gérer le sprint final ?

Est-ce que l’effectif est en capacité et a les moyens technique, tactique et physique de rivaliser et de faire une belle fin de championnat ? Oui, complètement. Est-ce que l’effectif est dans l’état d’esprit qu’il faut ? Je l’espère. Je ne suis pas magicien par rapport à cela mais les moyens, on les a.

Tout va se jouer dans la tête.

Quand on perd chez nous face à Ivry, je ne pense pas que ce soit handballistiquement. Je ne crois pas que beaucoup d’équipes pensent que l’on est moins performant qu’Ivry. Si collectivement la tête n’y est pas, c’est compliqué. On a créé les conditions pour bien travailler, remettre les choses en place afin de retrouver un équilibre collectif. On l’a fait efficacement, la traduction c’est ce qu’il va se passer sur le terrain.

22e journée de Lidl Starligue, mercredi 8 mai à 20h30 au palais des sports René Bougnol : Montpellier – Tremblay. Tarifs : 13 €, 9€ réduit.


Cédric Nithard