Montpellier : barrage contre l’extrême droite, Nous Sommes charge Michaël Delafosse

Montpellier : barrage contre l’extrême droite, Nous Sommes charge Michaël Delafosse


Les extrêmes très présents dans l'élection présidentielles.
Les extrêmes très présents dans l’élection présidentielles. (©Métropolitain)

Tandis que le maire de Montpellier Michaël Delafosse organise, ce vendredi à 18h30, une réunion publique contre l’extrême droite, le mouvement Nous Sommes attaque l’initiative dans un communiqué de presse. « Pour faire barrage au Rassemblement National, sortez les petits fours ! » fustigent-ils.

Des pompiers pyromanes ?

Ce n’était déjà pas l’amour fou entre la majorité municipale PS-EELV-PC et le mouvement Nous Sommes, principal opposant et désormais affilié à la France Insoumise, mais la situation ne risque pas d’évoluer dans le bon sens après cette charge contre l’initiative du maire de Montpellier.

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Le mouvement estime que « en bons pompiers pyromanes, Monsieur Delafosse et le Parti Socialiste essayent d’éteindre le feu dont ils sont en partie responsables » en énumérant les griefs. En premier lieu « l’élection d’Emmanuel Macron » et plus récemment « une campagne de caniveau à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon » en ciblant Michaël Delafosse coupable d’avoir qualifié le troisième homme de la présidentielle d’ »irresponsable populiste qui joue sur les peurs » et Carole Delga pour avoir placé « l’Union Populaire en dehors de la République ».

Le mouvement s’en prend également au maire de Montpellier et plus précisément à un de ses directeurs de cabinet, François Villette qu’ils ne nomment pas, « une personnalité qui prône la violence armée et le grand remplacement ».

Réconciliation impossible

« Tous les partis au gouvernement dont le PS de François Hollande n’ont eu de cesse de faire monter l’extrême-droite en reprenant leurs idées, afin de s’assurer un deuxième tour confortable. Maintenant que son élimination au second tour ne coule plus de source, chaque élection comprend son lot d’appel désespéré » analyse le mouvement, qui lance une dernière pique moralisatrice : « Mais plutôt que d’attendre 5 ans pour sortir les gâteaux d’apéritif afin de lutter contre l’extrême-droite, il vaudrait mieux ne pas la laisser s’insinuer dans le quotidien, et la combattre chaque jour, sur le terrain, à coup d’idées. Il faut bien dire que l’on ne peut pas être aux petits fours et au moulin ».

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À Montpellier, lors du premier tour, Jean-Luc Mélenchon est arrivé largement en tête avec 40,73%, plus gros score dans une métropole, devant Emmanuel Macron (22,45%) et Marine Le Pen (12,42%). Réunis, les trois candidats de la majorité municipale (PS-EELV-PC) n’ont obtenu que 11,1%. Un score élevé pour le leader de l’Union Populaire qui a bénéficié du vote utile à gauche, siphonnant les autre partis, et de votes contestataires dont une part pencherait désormais pour… Marine Le Pen. Le prix du « tout sauf Macron » sur lequel certains ont longtemps volontairement fermé les yeux en surfant sur toutes les luttes possibles. Une autre manière de laisser s’insinuer dans le quotidien l’extrême droite. Nationalement et localement, la gauche n’est définitivement pas prête à s’unir.

Le 15/04/2022 à 18:23, par Cédric Nithard.