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Montpellier : Patrick Vignal en marche vers les Municipales


Avec son annonce de candidature à la mairie de Montpellier, Patrick Vignal avait annoncé son retour au conseil municipal ce mercredi soir. Ce ne sera pas le cas. Explications du député LREM qui a profité d’une première conférence de presse pour lancer sa campagne. L’occasion d’envoyer quelques messages…

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À Paris ce mercredi

Patrick Vignal reporte à septembre son retour aux affaires montpelliéraines. Le député LREM a tenue à assister cet après-midi au discours de politique général du Premier ministre devant l’Assemblée nationale marquant l’acte 2 du gouvernement. Ce n’est pas l’unique raison. « Jean-Yves Le Drian veut monter une aile gauche du mouvement. On me dit toujours que je suis la Macronie de gauche mais cette aile gauche est importante » avance l’ancien socialiste.

Un mois de juillet très chargé, avec notamment la préparation d’une proposition de loi sur la fiscalité des centres-villes et des centres-bourgs, repousse son retour au conseil municipal à septembre. Ce n’est pas forcément avec regret : « Vous savez ce qu’il s’y passe. Je ne vais pas revenir sur les quenelles, les menaces avec des balles tirées sur les élus… Je pense que la dignité a quitté ce conseil. Dès septembre je serai bien présent ».

« Le modèle Frêchiste est fini »

« L’âge d’or des années Frêche est révolue. On vit un déclassement. » juge Patrick Vignal « Je pense que le modèle frêchiste depuis 30 ans, avec cette croissance qui repose sur le développement urbain, est finie ». Et de mettre directement en cause une des affaires débattues ce mercredi soir : « On nous explique à Montpellier, et on nous ment, que la DUP est motivée par une croissance démographique exceptionnelle qui restera importante ».

Selon le député, qui cite une étude de l’INSEE en Occitanie : « Le taux de croissance de la population par an est de 1 % sur les 26 prochaines années, ce qui représente entre 4 000 et 5 000 personnes par an. Et on a pas mal de turn-over avec des gens qui ne trouvent pas d’emploi ou suffisamment de richesses dans la ville ».

« Montpellier la sous-douée »

Alors son constat est sans appel : « On est passé de Montpellier la surdouée, à Montpellier la sous-douée ». Citant différentes affaires comme les loupés à l’Idex, le dossier de l’aéroport, les non-candidatures aux Grands Sites d’Occitanie ou aux aides du gouvernement pour les commerces, Patrick Vignal évoque « des maltraitances avec les autres collectivités et un isolement. En plus, outre le repli sur soi, je pense que l’on a la phobie administrative à Montpellier ».

Alors, le député, inquiet de la gestion du dossier de la cour d’appel du tribunal administratif, annonce : « On va faire un groupe de travail avec des avocats et des magistrats et on va porter ce dossier. Je convie le maire à la table des négociations. S’il faut manifester, faire une tribune ou le pied de grue à Paris c’est le moment. On a voulu deux métropoles en Occitanie, il est temps de mieux répartir les rôles ».

Patrick Vignal veut absolument éviter l’épisode des aides aux commerçants : « On passe pour des peintres à Paris. Vous allez défendre le dossier à Bercy et vous n’êtes pas le responsable. Donc j’espère que l’on va tous se mobiliser. Il ne faut pas que le cour d’appel parte à Toulouse ».

Critiques à l’encontre de la majorité

« Quand je vois que l’on a un maire qui est à la fois écolo, socialiste tendance Jaurès, Macron compatible en fonction de la comptabilité des sondages… Il est important que l’on est des références » attaque Patrick Vignal « Moi je suis député La République En Marche. Je n’ai pas souvent été d’accord ces derniers mois car c’est aussi ça le courage politique mais il faut bien avoir un corps et une colonne vertébrale politique ».

C’est presque avec déception qu’il juge son ancien camarade socialiste : « Le maire de Montpellier avait mené une belle campagne en 2014 avec une belle équipe. Il amenait un renouvellement avec des gens qui voulaient faire de la politique autrement. Regardez ce qu’il en a fait : des toutous ».

Et de se moquer de leur attitude sur les réseaux sociaux avec « des adjoints au maire devenus des attachés de presse de qualité médiocre avec des canardages insultants et inintéressants et des chargés de mission du cabinet qui passent leur temps à trouver des punchlines très limites envers les gens qui peuvent proposer autre chose ».

Le député ne manque également pas de pointer l’instabilité des équipes : « On passe du Saurel I au Saurel VI, je vous fais le pari que d’ici la rentrée il y aura un Saurel VII. Tout ça n’est pas sérieux ».

Propositions

« On a des propositions à faire, on les travaille et on les budgétise » avance Patrick Vignal qui lance une première annonce : « Avec 100 M€, somme que veut utiliser le maire pour refaire la place de la Comédie, on peut désembouteiller la ville ».

Dans l’optique de la campagne, il ouvrira sa liste à des citoyens qui présenteront des projets. Le député veut également « créer notre Anticor montpelliérain pour être vraiment dans la transparence », réfléchit à la mise en place de maires d’arrondissement « pour partager le pouvoir et les portefeuilles » et installera une délégation générale adjointe de sécurité à Montpellier « c’est la première fois qu’une ville ferait ce portefeuille car c’est indispensable ».

Quant à l’étiquette, il entend bien être le représentant du mouvement du président de la République : « Aujourd’hui, je pense que le maire de Montpellier ne réclame pas la marque En Marche. Par contre, je crois savoir qu’il ne veut pas qu’il y ait de candidat En Marche. Mais LREM ce n’est pas un self-service ».

12/06/2019 à 17:35 par Cédric Nithard