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Montpellier : un conseil municipal pour deux adjoints


Après avoir annoncé le 6e remaniement de son équipe, le maire Philippe Saurel avait convoqué le conseil municipal de Montpellier ce mercredi matin. L’opposition dénonce la tenue de cette séance extraordinaire avec comme seule question à traiter le remplacement de deux adjoints.

Deux nouveaux adjoints

L’opération s’est déroulée sans douleur pourrait-on résumer dans les rangs de la majorité après ce conseil municipal. Après avoir été écartée du groupe, Brigitte Roussel-Galiana est débarquée de sa délégation aux commerces au profil de Véronique Perez, ancienne socialiste comme l’a souligné Philippe Saurel. C’est également le cas d’Henri Maillet dont la délégation n’est pas encore définie.

Dans le même temps, Rémi Assié quitte sa fonction de délégué au quartier Port-Marianne tout en restant dans les rangs de la majorité. Contrairement à Brigitte Roussel-Galiana qui rejoint l’opposition. « Je voudrais la remercier pour le travail qu’elle a fait. Même si les destins se séparent, il faut avoir beaucoup de respect pour ceux qui se sont engagés. À un moment, les routes divergent et deviennent incompatibles » salua Philippe Saurel.

« C’est la purge »

« Il est peu inhabituel que le conseil municipal se réunissent un mercredi matin. Pourquoi ce conseil ? Pour des décisions d’urgence, importantes pour les Montpelliérains ? On aurait pu imaginer des mesures de soutien aux commerces du centre ville, des actions nouvelles proposées sur la propreté… » regretta Michaël Delafosse dénonçant de « la politique avec un petit p ». Le président du groupe La Gauche pour Montpellier interroge : « C’est la purge ? C’est Fouquier-Tinville ? Cela donne une image triste de la démocratie dans notre ville » et donne rendez-vous : « Nous parlerons aux Municipales de cette façon de gérer les équipes. Le temps est à l’apaisemment et non au jeu des chaises musicales »

« Quand on change un exécutif c’est pour l’améliorer dans l’intérêt des services aux habitants. C’est une façon de concevoir la politique, c’est la notre, que de faire tourner les équipes, et ne pas laisser les uns et les autres s’enkyster dans des rôles que certains pourraient considérer pérenne et immuable » argumenta Philippe Saurel non sans manquer de tacler au passage le fonctionnement du Parti Socialiste.

« Perte de temps »

Alex Larue interpelle à son tour Philippe Saurel : « Ce conseil municipal est hautement symbolique car il illustre parfaitement votre mandat : perte de temps et sentiment de gâchis. Les Montpelliérains ne comprennent pas en quoi cet énième remaniement va améliorer leur quotidien ». 

« Perte de temps pour l’administration et les services qui auraient eu sans doute autre chose à faire ce matin. Perte de temps pour les élus et notamment ceux de l’opposition, qui assistent à des déchirements et des règlements de compte au sein de votre majorité. Tout ça est assez triste. Même si je suis là je m’abstiendrai car je ne veux pas participer à cette mascarade »

La seule réponse du maire fut d’ironiser quant à la candidature d’Alex Larue aux Municipales pour Les Républicains…

« Vous achetez des gens de parti »

Arrivée en retard, Anne Brissaud expliqua en fin de séance : « Je ne cautionne pas cette méthode kleenex. Vous êtes en fin de mandat, vous changez votre équipe ». Ayant fait le calcul de l’avantage financier à obtenir une délégation, la Centriste accuse : « C’est une alliance politique que vous faites aujourd’hui. Assumez-le. Vous dites que vous êtes contre les partis et vous achetez des gens de parti. Vous faites une alliance avec le PS qui a un coût pour les Montpelliérains ».

À cette attaque, Philippe Saurel rappela avec force qu’il a signé la charte Anticor et qu’il s’était engagé à rendre publique les indemnités des élus sur internet. Quant à une alliance avec le Parti Socialiste, le maire de Montpellier semble composer localement sans oublier de garder un oeil sur le contexte national. Et de lancer une provocation à peine déguisée à l’encontre de Michaël Delafosse : « Si personne ne veut le poing et la rose dans ce pays. Moi je vais le récupérer. Cela ne me posera aucun problème car les gens savent que mes idées sont là ».

15/05/2019 à 13:12 par Cédric Nithard