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Metropolitainfr

Grève : dix-huit lignes gérées par Transdev privées de cars


Dans la métropole de Montpellier, les conducteurs des cars suburbains sont en grève depuis jeudi.  Ce mercrei, ils ont reconduit leur mouvement. Onze lignes sont perturbées dans 18 des 31 communes. Une filiale du groupe Transdev assure une partie du service de la TaM et d’Hérault Transport.

Les syndicats FO, CFDT, CGT et Sud dénoncent une baisse des salaires. Ils n’ont pas signé, contrairement à UNSA et la CGC le nouvel accord de performance. Selon Williams Pascussi, secrétaire général du syndicat Transports de la CFDT, l’UNSA ne représente que 28% des salariés depuis les dernières élections internes à l’entreprise.

280€ de moins par mois

Marc Diard, délégué CFDT a fait le calcul : « On va perdre 20% de salaire, sur 1 400€ par mois, ça fait 280€. C’est pas possible »

Depuis jeudi, une trentaine de salariés sont rassemblés devant le dépôt de la société Transdev Occitanie Littoral, sur son site à Castelnau-le-Lez. Ces chauffeurs de bus assurent la sous-traitance de 19 lignes de la TaM de la métropole de Montpellier et du réseau Hérault Transport.

La CFDT déplore que, « tous les usages et accords d’entreprises antérieurs et en vigueur relatifs aux modalités de rémunération et d’organisation du travail des salariés sont devenus caduques depuis l’entrée en vigueur de cet accord de performance ».

Les cars cloués au dépôt

Depuis jeudi, les cars sont cloués au dépôt de Castelnau-le-Lez, comme c’est encore le cas ce mercredi. Transdev et la TaM ont une nouvelle fois prévenus les usagers, avec leurs excuses à la clé.

Les syndicats CFDT et FO dénoncent la pression de la direction et ce récent accord de performance, qui entraînerait une baisse de 20% des salaires. « Tous les matins, les conducteurs arrivent avec la boule au ventre, avec la peur de casser un rétroviseur, parce qu’un panneau dépasse ou parce qu’une branche d’arbre est tombée. Résultat : convocation, avertissement, mise à pied, voire licenciement », témoigne une déléguée de FO.

Des avantages, selon Transdev

Selon la CFDT, le contrat de la société est une délégation de service public de la métropole de Montpellier à la TaM, qui sous-délègue à Transdev Méditerranée Métropole, qui sous-traite à quatre entreprises, dont Transdev Occitanie Littoral.

Sollicité par Métropolitain, Xavier Dupuis, directeur d’exploitation à la TaM confirme que, « l’élément déclencheur de cette grève qui perdure depuis jeudi est la signature de cet accord de performance pour poursuivre les missions, que deux syndicats refusent de signer. C’est un problème interne entre les rémunérations et les conditions de travail des chauffeurs. À notre niveau, nous ne pouvons être qu’observateurs de la situation qui en découle, nous n’avons aucune raison de nous immiscer dans ce conflit au sein d’une société indépendante ».

La direction de Transdev Occitanie Littoral assurent que les employés bénéficient d’avantages qui n’existent pas dans d’autres compagnies du même secteur. Ce que confirme Xavier Tersen, le directeur de la communication de Transdev Occitanie Littoral : « Ce sont des avantages, des règles locales, qui ne concernent que cette société, donc Transdev Occitanie Littoral. Elles ont été mises en place dans un contexte économique favorable et dont l’enjeu est véritablement la pérennité de l’entreprise ».

Le directeur de l’entreprise est accusé par Williams Pascussi de la CFDT, « de faire la chasse aux grévistes, avec des premiers licenciements »…Ambiance.

Au sixième jour de cette grève, 18 lignes de cars sont encore paralysées par la grève, ce mercredi. Le mouvement pourrait se poursuivre jeudi. À suivre.

15/05/2019 à 09:02 par Jean-Marc Aubert