Des femmes et des hommes placés en garde à vue lors des manifestations des samedis 17 et 24 octobre 2026 ont été traduits devant le tribunal correctionnel de Montpellier. Avec des condamnations à l’issue des audiences en comparution immédiate, lundi 26 octobre après-midi. Quelles ont été les réponses judiciaires ?
Sursis et TIG
Six mois de prison avec sursis pour des violences sur les forces de l’ordre pour l’un d’eux, 140 heures de Travail d’Intérêt Général -TIG- pour les mêmes faits pour un autre dans un délai de 18 mois. Même peine de TIG pour une jeune femme interpellée par la police nationale, alors qu’elle venait de piller deux commerces de vêtements dans l’Écusson, en ayant profité de l’action de casseurs. Elle a, par ailleurs, écopé d’une interdiction de participer à toute manifestation pendant six mois.
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Une relaxe
Un prévenu a été condamné à huit mois de prison, dont quatre avec sursis pour avoir jeté des projectiles sur des CRS, mais, également visé pour des faits présumés de violences volontaires sur des sapeurs-pompiers du SDIS 34, il a été relaxé faute de preuves suffisantes.
Un Montpelliérain a été condamné à un an d’emprisonnement ferme en son absence pour des violences sur des policiers, recel de vol et rébellion lors de son interpellation mouvementée. Remis en liberté après 24h de garde à vue, il ne s’est pas présenté à l’audience. Les juges ont décerné un mandat d’arrêt, selon les réquisitions du procureur de la République.
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Attroupement et dissimulation du visage
Ce mercredi 28 octobre 2026 après-midi, d’autres prévenus arrêtés lors de la dispersion de la manifestation de samedi vont connaître leur sort, poursuivis pour dégradations de biens en réunion, jets de projectiles sur les personnes dépositaires de l’autorité publique, participation à un attroupement sans arme après sommation de se disperser, dissimulation volontaire du visage et troubles à l’ordre public. L’un d’eux âgé de 23 ans a été placé sous mandat de dépôt, dimanche, en vue d’être jugé ce mercredi pour avoir dégradé volontairement la protection en bois de l’enseigne JD Sport, sur la dalle du Triangle, en compagnie de complices adolescents, domiciliés à Montpellier et à Vendargues, intertpellés samedi à 22h35 rue des États du Languedoc, alors qu’ils fuyaient et convoqués au parquet des mineurs prochainement.
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La boutique « Rachat d’Or visée
Samedi, à 20h30, cinq individus ont été arrêtés par des effectifs de la DIPN 34, alors qu’ils tentaient de pénétrer dans la boutique « Rachat d’Or », place Edouard Adan. Ils vont répondre de leurs actes devant le tribunal.
Par ailleurs, des individus ont profité de la confusion régnant dans le centre-ville, opposant un groupe de casseurs aux forces de l’ordre -CRS, gendarmes mobiles et gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention -PSIG Sabre- de la compagnie de Castelnau-le-Lez venus en renfort- pour briser la devanture d’un commerce dans le quartier de la Mosson, samedi à 22h, pour le piller. Une patrouille de la brigade anticriminalité -BAC- rapidement sur zone a pu localiser et arrêter un adolescent âgé de 17 ans en possession de marchandises volées, ses complices ont pris la fuite.
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Toujours samedi, à 18h15, devant la gare SNCF Saint-Roch, la police ferroviaire -SUGE- a contrôlé un mineur de 17 ans résidant à Valras-Plage au comportement suspect, en marge de la manifestation. Il a été trouvé en possession d’un couteau et d’une matraque télescopique qui lui ont été confisqués. Après une garde à vue, il a été convoqué au parquet des mineurs.
Plainte contre les CRS
Un des prévenus jugé ce mercredi après-midi en comparution immédiate qui conteste avoir jeté des projectiles, lors de la dispersion des trublions sur la place de la Comédie et sur l’Esplanade, a déposé plainte contre les CRS pour violences volontaires. Il aurait fourni des images de l’intervention musclée des forces de l’ordre.
Enquête sur des inconnus en civil
Quant à l’enquête préliminaire contre X ouverte lundi 26 octobre par le procureur de la République de Montpellier pour identifier entre douze et quinze inconnus en civil, se présentant comme assurant la protection de commerces et ayant frappé des manifestants sous les yeux de forces de l’ordre, sans qu’ils ne soient interpellés, elle se poursuit activement.
Les enquêteurs en déjà saisi des vidéos des scènes où l’on voit ces suspects qui appartiendraient à un groupuscule de militants présumés de l’Ultra droite s’en prendre à des manifestants devant des CRS impassibles et ont procédé à de premières auditions. Ces individus violents seraient connus des policiers du Renseignement Territorial -RT 34– et seraient proches d’un policier de la DIPN 34 et d’une policière municipale de Montpellier.
Hussein Bourgi va interroger Laurent Nunez
Faisant suite aux violences commises dans une vingtaine de villes françaises, dont à Montpellier, par des militants présumés de l’Ultra droite, lors des manifestations de samedi 24 octobre, le groupe PS au Sénat a confié le soin à l’Héraultais Hussein Bourgi d’interroger le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, ce mercredi 28 octobre lors des Questions d’actualité au gouvernement.
Si la séance débute à 15h, le sénateur Hussein Bourgi interrogera le ministre de l’Intérieur vers 16h. La séance est à suivre sur Public Sénat et sur le site internet du Sénat.