La Petite humeur de la semaine pose un autre regard sur un élément d’actualité, un fait de société, une personnalité marquante… Avec mordant, ironie, sympathie, tendresse ou humour, en évitant tant que possible la méchanceté gratuite, l’idée est de vous amuser et, à l’occasion, apporter une réflexion avec une pointe d’irrévérence et de malice sans se prendre au sérieux.
La Petite humeur de la semaine : quand la crise fait le plein
Serait-on aux prémices d’une nouvelle révolte sociale ? La crise, quel que soit le domaine, étant devenue un un état permanent et les colères se manifestant régulièrement, c’est difficile à prévoir. Et ce serait d’autant plus malsain de jouer les Nostradamus sur ce sujet. Reste que lorsque cela touche le pétrole, il y a toujours une petite odeur d’embrasement. Or, depuis le début de la guerre en Iran et la flambée des prix du carburant, la colère des Français passant à la pompe est grande mais ne se fait entendre que de manière individuelle. Il faut dire que craquer son PEL pour faire un plein, il y a de quoi s’énerver… À se demander si sur les points de deal, les bidons d’essence ne vont pas remplacer la drogue. Dans ce contexte explosif, certains évoquent bien sûr un retour des gilets jaunes. Mais pourquoi faire ? Voir des gens se rassembler et tourner en rond exprimer un mécontentement légitime encadrés par des policiers, le tout accompagné de discours politiques d’une vacuité affligeante pour les encourager ou les condamner. Très bien. Mais vous pensez que le gouvernement en aura quelque chose à faire ? Par contre, si les transporteurs routiers s’y mettent, là c’est autre chose…
En attendant, il faut bien remplir le réservoir de sa voiture pour aller travailler. Tout le monde n’a pas les moyens de s’acheter une voiture électrique. Tout le monde n’a pas la possibilité de prendre les transports en commun. Tout le monde ne peut pas faire du vélo. Tout le monde n’habite pas en centre-ville ou à proximité de son emploi et de ses centres d’intérêts. Tout le monde ne peut tout simplement pas faire autrement que de subir les pensifs que l’on entend à longueur de temps. Évidemment que chacun aimerait faire différemment et mieux. D’ailleurs, même si on n’y fait pas forcément attention, chaque crise nous pousse à faire évoluer nos comportements et nos habitudes. Certes, contre notre gré mais parfois en se rendant compte qu’il y a du bon, ces petites choses s’installent dans notre quotidien. Toutefois, pour qu’elles perdurent et se généralisent, encore faut-il que, plus que traverser une crise, on nous permette de ne pas être impacté par la suivante. Vu l’état du monde, ce n’est pas gagné…